l'alsace historique
   
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Visite guidée de Strasbourg
La cathédrale et ses environs

La façade occidentale impressionne par la richesse de son décor, surtout à l'étage inférieur où la statuaire gothique atteint l'un des plus hauts degrés d'expressivité. Le portail central, surmonté d'un beau gâble, est dominé par une grande rose à 16 pétales. L'incroyable dentelle de pierre dressée en avant sur le mur jusqu'au niveau supérieur de cette rose n'a aucun équivalent.
Au transept sud, un double portail achevé vers 1225 obéit encore très largement à l'esthétique romane. Les verrières des bas-côtés sont des XIIème, XIIIème et XIVème siècles. Une magnifique chaire de 1487 illustre à merveille la luxuriance du style gothique flamboyant. Dans le croisillon sud, on admire la célèbre horloge astronomique, construite au XVIème siècle, remaniée et remise en marche au XIXème siècle par le Sélestadien Jean-Baptiste Schwilgué. Le chœur surélevé, très imposant, est coiffé d'une majestueuse coupole, réalisation néo-romane due à Gustave Klotz (1844). La cathédrale Notre-Dame, chef-d'œuvre absolu de l'architecture médiévale, est aujourd'hui malade de la pollution. D'incessants travaux sont nécessaires à son état général. Sa flèche reste l'une des grandes fiertés des Strasbourgeois qui ne sauraient envisager l'avenir sans sa superbe présence.

 

Adorable Petite France

La grand'rue, largement piétonnisée, est l'un des plus anciens axes de la vieille ville. Elle épouse le tracé d'une antique artère commerçante romaine, située hors de l'enceinte du camp militaire, dans le prolongement de l'actuelle rue des Hallebardes. Cette rue offre une grande variété de styles architecturaux, du Moyen Age au XIXème siècle, avec une belle proportion d'immeubles renaissance. Parvenu à hauteur de l'église Saint-Pierre-le Vieux, il suffit d'emprunter l'une des ruelles débouchant à gauche (lorsqu'on vient du secteur de la cathédrale) pour atteindre très vite le quartier le plus pimpant de la ville, la Petite France, ainsi nommée à cause de l'hôpital qui s'y élevait au XVIème siècle et qui avait pour mission de soigner les malades atteints du "mal français", la syphilis d'aujourd'hui. Ce quartier éminemment touristique voit déambuler des foules très composites, principalement dans deux rues particulièrement pittoresques : la rue des Dentelles, qui aboutit à une placette ombragée d'un charme exquis, et la rue du Bain-aux-Plantes, où dominent les colombages, avec la prestigieuse Maison des Tanneurs, dont la façade à galeries se mire adorablement dans l'Ill. Plus au sud se dressent les trois tours médiévales de l'enceinte construite au début du XIIIème siècle. Elles sont reliées par des ponts bâtis entre 1860 et 1870, en remplacement des anciens "ponts couverts" du système de défense primitif. Cette ligne de fortification est renforcée en 1700 par le barrage Vauban, aujourd'hui équipé d'une célèbre "terrasse panoramique", point de vue irremplaçable sue le vieux centre historique.

 

L'emblématique Place Kléber

L'ancienne place médiévale "des Cordeliers" (Barfüsserplatz) est aujourd'hui le "centre émotionnel" de Strasbourg. Le couvent franciscain qui en occupait les abords et l'église conventuelle qui se dressait au centre de ce vaste espace disparaissent au XVIIIème siècle. L'architecte Blondel est chargé de remodeler la place qui va prendre la dénomination de "Place d'Armes", en raison des parades militaires qu'on y organiste désormais.
Après la mort violente de Jean-Baptiste Kléber, le fameux général alsacien, ses restes sont rapatriés d'Egypte et trouvent en 1840 une sépulture unique en Europe : au beau milieu de la plus emblématique des places strasbourgeoises, sous une statue colossale érigée à sa mémoire. C'est beaucoup d'honneur pour un militaire qui n'aurait peut-être pas connu un destin aussi tragique si, au lieu d'opter pour le dangereux métier des armes, il avait poursuivi la prometteuse carrière d'architecte dont sa jeunesse s'était honorée...
Le bâtiment le plus intéressant de ce grand espace rectangulaire est sans doute L'Aubette, un ancien corps de garde comportant une pièce où de donnaient à l'aube les mots d'ordre de la garnison. Passablement défiguré pendant la période allemande (1871-1918), ce monument reçoit à l'intérieur un décor moderne dû à Théo Van Doesburg, Sophie et Hans Arp, artistes considérés comme dégénérés et dont l'œuvre sera partiellement détruite par les nazis.

 

La ville "allemande"

Nombreux sont les édifices datant de l'époque d'annexion au Reich (1871-1918). Les plus intéressants se situent de part et d'autre d'un axe formé par l'avenue de la Liberté, fermé par les places de l'Université et de la République.
Le Palais Universitaire (1884) fait admirer une belle façade néo-classique de 125 mètre. Le Palais du Rhin, qui lui répond à l'autre extrémité de l'axe, est un assez vaste monument, d'une pesanteur ostentatoire et qui fut la résidence très intermittente du Kaiser Guillaume Ier et de ses successeurs Frédéric III et Guillaume II (1888).
Autour de la place de la République se comptent trois autres immeubles remarquables : le conservatoire National de Musique et Théâtre National de Strasbourg (ex Parlement d'Alsace-Lorraine), la Bibliothèque Nationale et Universitaire (troisième de France par le nombre de ses ouvrages) et l'Opéra. A la droite de la façade antérieur de celui-ci s'élève un curieux "non monument" pseudo-romain, conçu par le dessinateur et humoriste alsacien Tomi Ungerer, à l'occasion du bi-millénaire de la ville en 1988.

 

Strasbourg l'Européenne

Les fondateurs du Conseil de l'Europe se réunissent pour la première fois à l'Hôtel de Ville, place Broglie, dans l'ancienne résidence des Princes de Hesse-Darmstadt (XVIIIème siècle). Un bâtiment destiné à recevoir les délégations des pays membres et plus tard les députés européens est inauguré en 1976. L'architecte Henry Bernard les y accueille en 1978. Admirablement situé, entre eau et verdure, cette structure abrite désormais les sessions ordinaires du Parlement européen et ce malgré l'étrange concurrence de Bruxelles. La verdure est celle du plus vaste parc de la ville l'Orangerie, créé en 1692 d'après les dessins de Le Nôtre (le célèbre paysagiste de Versailles), agrandi en 1805 (pavillon Joséphine, du nom de la première épouse de Napoléon 1er) et devenu aujourd'hui le plus beau poumon vert de l'agglomération. Pour se rendre du centre-ville au Parlement, on peut emprunter un corso à l'italienne, l'allée de la Robertsau, grande avenue double bordée de solennelles demeures dans le goût très éclectique des années 1880 à 1930. Parmi ces remarquables "architecture de capitale", il faut signaler particulièrement, au n° 56, une superbe façade Jugendstil riche de deux oriels latéraux paraissant s'échapper de leur base végétale.
Le Parlement de 1976 étant devenu trop étriqué (car l'Europe est passé de six à quinze membres), une nouvelle construction est rendue nécessaire : l'IPE IV est achevé en 2000 et suscite d'emblée des controverses. Pourtant sa gigantesque façade de 400 mètres, ou dominent le verre et le métal, impressionne par sa majestueuse courbure, par les jeux de miroir qu'elle suscite, par sa manière reptilienne d'épouser le tracé des eaux confluentes, à la surface desquelles s'observent les paisibles chorégraphies des canards et des cygnes. Ce formidable monument peut accueillir 700 députés, qui siègent dans un hémicycle de 750 fauteuils de cuir. Conçu par une équipe de sept architectes, le nouveau parlement semble promis à un avenir majuscule, quel que doive être le sort futur des institutions européennes en général, celles installées à Strasbourg en particulier.
Dû à l'imagination, de l'Anglais Richard Rogers, le Palais des Droits de l'Homme est dans l'ordre chronologique le "troisième vaisseau de l'Europe démocratique à s'ancrer sur les bords de l'Ill" (Catherine Trautmann). Il passionne immédiatement par la hardiesse de son dispositif. Ce monument de tolérence et de justice s'inscrit lui aussi, avec beaucoup de bonheur, dans un bel environnement aquatique et végétal.